Un maillot de foot n’est pas un t-shirt. Le polyester technique, les flocages thermocollés et les écussons supportent mal ce qui convient au reste du linge. Voici ce qui compte, dans l’ordre où l’on s’en sert.
Le flocage et le sponsor s’abîment par frottement contre le tambour, bien plus que par la chaleur. Retourner le maillot sur l’envers les met à l’abri : c’est le geste qui change le plus de choses. Fermez les fermetures éclair, videz les poches, et lavez le maillot le jour même — la transpiration attaque les fibres si elle sèche dedans.
La colle des flocages thermocollés ramollit à la chaleur. À 40 °C répétés, elle lâche aux angles et le motif se soulève. Trente degrés est la limite haute ; vingt suffisent pour un maillot porté une fois. Un maillot d’avant 2000, souvent en coton et à sérigraphie fragile, se lave à la main : dix minutes dans une bassine d’eau tiède avec une lessive douce, puis un rinçage sans tordre.
Choisissez le cycle synthétique ou sport, et réduisez l’essorage. À pleine vitesse, le maillot est plaqué contre le tambour : les flocages se craquellent et les coutures d’épaule se déforment. Ne surchargez pas la machine — un maillot a besoin de place pour ne pas frotter contre le reste du linge.
L’adoucissant dépose un film sur les fibres techniques. Il bouche exactement ce qui fait respirer le maillot et le rend collant à la longue. Une lessive liquide douce suffit. Écartez la javel et tout détachant chloré, qui décolorent le polyester de façon irréversible.
Le sèche-linge cumule les deux ennemis du maillot : la chaleur et le brassage. C’est la façon la plus rapide de décoller un flocage. Séchez à plat sur une serviette, ou sur un cintre large, à l’ombre et loin d’un radiateur. Le plein soleil décolore, les rouges en premier.
Herbe : tamponnez à l’alcool à 70°, puis frottez doucement au savon de Marseille. Boue : laissez sécher complètement, brossez, et lavez seulement ensuite — frotter une boue humide l’incruste. Sang : eau froide uniquement, l’eau chaude cuit les protéines et fixe la tache définitivement. Auréoles jaunes sous les bras : une pâte de bicarbonate et d’eau, étalée épaisse, laissée sécher, puis passage en machine.